BANDE ANNONCE

La Nuit juste avant les forêts

 

de Bernard-Marie Koltès

 

mise en scène Matthieu Cruciani

 

avec Jean-Christophe Folly

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RÉSUMÉ : 

 

Un homme parle, une nuit de pluie. Il a beaucoup couru. Il est trempé d’eau et de sueur. Il en rattrape un autre. Lui demande du feu, mais n’a pas de cigarette. Fragile et fort à la fois, il parle. Une longue phrase au souffle épique pour dire l’ordinaire, l’existence, la violence, l’exclusion. Parce que si l’histoire de la vie est toujours la même, souvent injuste, il faut la redire, toujours.

Un acteur. Un texte. Un espace. Et un vibrant témoignage de Koltès aux vivants. Des vivants blessés, bravaches, bandits mais si souvent seigneurs ! C’est là, sur un quai de métro à l’ambiance fantasmatique, noire et carrelée d’ombres, que tout se joue et se dit. On connaît l’attachement de Matthieu Cruciani à la musique dans ses mises en scène. C’est ici Carla Pallone, du groupe Mansfield.TYA, qui rend ce chant de vie plus profond encore, brutal comme la vie elle-même. Compositrice également pour le cinéma, elle sait capter ce chant unique de la ville qui parcourt la nuit. Et qui mieux que Jean-Christophe Folly pour porter avec sa vitalité folle ce poème de lumière ? Une parole combative, physique, irrésistible, qui percute notre corps et ses failles. L’acteur hypnotise et nous parle, nous parle encore, et nous de le suivre dans sa fuite, cherchant des raisons d’espérer avec lui dans cette humanité fragile, fière même dans la chute.