BANDE ANNONCE

La Cerisaie

de Anton Tchekhov

mise en scène Clément Hervieu-Léger

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RÉSUMÉ 

« J’aime le théâtre fait de souvenirs », dit Clément Hervieu-Léger qui met en scène avec « La Cerisaie » l’œuvre ultime de Tchekhov.

Au crépuscule d’un empire féodal qui rebat ses cartes politiques et sociales au tournant du XXe siècle, la Cerisaie est un havre de beauté ; l’auteur russe cristallise en elle les tiraillements de la fin d’une époque. « Il faut que tout change pour que rien ne change » énonce Tancredi dans Le Guépard de Tomasi di Lampedusa, filmé par Visconti. Clément Hervieu-Léger y reconnaît la sensibilité de la communauté inventée par Tchekhov.
Acculés à la vente, Lioubov – qui vient de rentrer de Paris – et les siens n’ont pas compris l’urgence de la situation. Les habitudes, comme les souvenirs d’enfance, d’une classe aristocratique que tout semblait jusque-là épargner les ont rendus incapables de clairvoyance, et ce malgré les mises en garde du marchand Lopakhine, fils d’un ancien moujik qui rachètera finalement la propriété aux enchères.

Après avoir monté Molière et Goldoni, Jean-Luc Lagarce et Frank Wedekind, Clément Hervieu-Léger en vient à cette pièce, écho des mouvements de notre société, miroir des complexités de nos vies : « Je crois en la vertu du répertoire, dès lors que nous le considérons comme un bien commun qui nous permet d’élargir toujours notre vision de la société et notre inscription dans l’Histoire. » Cette Cerisaie, le metteur en scène la porte intimement en lui depuis longtemps. C’est dans un esprit de troupe qu’il souhaite investir avec ses camarades comédiens ce théâtre qui sublime le naturel et le sensible. Qu’il s’agisse de l’amour de Lopakhine pour la cerisaie et sa propriétaire, des idéaux politiques de l’éternel étudiant, du sérieux laborieux de la jeune Varia ou de la fidélité du vieux serviteur Firs, tous disent à la fois la nostalgie et l’avenir, l’abandon et le renouveau.