top of page

Cérémonie 2024
Spectacle éligible 

A huis clos 


 

De Kery James 

Mise en scène Marc Lainé 

affiche_rvb_generique.jpg

En tournée : 2023 - 2024

 

  • Les 22 et 23 septembre 2023 : La Filature, Mulhouse 

  • Du 28 au 30 septembre 2023 : La Maison de la musique , Nanterre 

  • Le 3 octobre 2023 : Le Forum, Falaise 

  • Du 11 au 14 octobre 2023 : Chaillot - Théâtre National de la danse, Paris 

  • Les 17 et 18 octobre 2023 : Espace 1789, Saint-Ouen 

  • Le 9 novembre 2023 : Le !POC!, Alfortville 

  • Du 5 novembre au 3 décembre 2023 : Théâtre du Rond-Point, Paris 

  • Le 8 décembre 2023 : L'arc, Le Creusot 

  • Le 12 décembre 2023 : Le Théâtre, Vénissieux 

  • Le 21 décembre 2023 : L'Avant Seine, Colombes 

  • Les 23 et 24 janvier 2024 : Radiant-Bellevue, Caluire-et-Cuire 

  • Les 26 et 27 janvier 2024 : MC2 - Grand Théâtre, Grenoble 

  • Du 30 janvier au 1er février 2024 : Bonlieu - Scène Nationale, Annecy 

  • Le 3 février 2024 : La Merise, Trappes 

  • Les 6 et 7 février 2024 : Théâtre les Quinconces, Le Mans 

  • Le 22 février 2024 : Théâtre de la Madeleine, Troyes 

  • Le 24 février 2024 : Théâtre municipal, Colmar 

  • Le 16 mai 2024 : Théâtre de Verre, Châteaubriant 

  • Le 24 mai 2024 : Théâtre Jean-Vilar, Vitry-sur-Seine

RÉSUMÉ

 

Un jeune avocat. Un juge chevronné. Une prise d’otage. Un procès à huis clos.


SOULAYMAAN, jeune banlieusard est aujourd’hui devenu avocat. Il a toujours cru que l'échec n'était pas une fatalité, quel que soit notre milieu social. Il s'était d'ailleurs illustré par son éloquence lors de la finale du fameux concours de la petite conférence, en défendant l'idée que " l'État n'était pas seul responsable de la situation actuelle en banlieue ". Quand son frère Demba est abattu d'une balle dans le dos par un policier, Soulaymaan en est fortement affecté, sans pour autant être ébranlé dans ses convictions. Pour lui, ce sont les choix de Demba, fiché au grand banditisme, qui l'ont mené à cette fin tragique et il est convaincu que le policier qui a tiré dans le dos de son grand frère, jugé pour homicide volontaire, sera condamné. En effet, tous les éléments du dossier indiquent que le policier a fait un usage excessif de la force et que Demba ne représentait aucune menace pour lui lorsqu'il a tiré ce coup de feu mortel.


Lors du procès en assise, Soulaymaan assiste impuissant à ce qu'il vit comme une parodie. Le juge HÉRAUT qui préside la cour dirige le procès de façon tout à fait partiale. Il ménage le policier, ferme les yeux sur ses nombreuses contradictions et celles de ses collègues qui cherchent à l'évidence à le couvrir. Il ne s'arrête pas là et tente d'influencer les jurés en incriminant Demba à titre posthume, comme s'il était l'accusé. Sans surprise, le policier est acquitté. Là, quelque chose se brise en Soulaymaan. Il réalise qu'aux yeux des institutions de ce pays, toutes les vies ne se valent pas et qu'il existe bien un deux poids, deux mesures. Désillusionné, animé par la colère, Soulaymaan, armé, pénètre de force dans l'appartement spacieux du juge Héraut avec la ferme intention d'attenter à la vie de ce dernier. La prise d’otage prend d'abord des allures de procès expéditif dans lequel le juge siège sur le banc des accusés et où le verdict et la peine sont déjà connus, rendus et appliqués par Soulaymaan : la peine de mort. Mais les mots jaillissent, éclatent sur les murs du grand appartement parisien du juge avant que le sang ne coule. Les deux hommes qui semblent n'avoir pour seul point commun que l'amour du verbe, débattent dans un premier temps, puis finissent par s'écouter et dialoguer. Ils échangent sur des sujets aussi vastes que
l'amour, les violences policières, la démocratie, l'école, l'éducation, ou la résilience.


Mais ce qu'on a accompli dans le passé, tout autant que ce que l'on a pas fait, ayant parfois des conséquences irréversibles sur notre présent et dessinant notre avenir, la tragédie reste à la porte.

bottom of page