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Cérémonie 2024
Spectacle éligible 

Un état de nos vies 


 

De Lola Lafon 

Mise en scène Olivier Lambert

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En tournée : 2023 - 2024

 

  • Du 21 novembre au 9 décembre 2023 : Théâtre du Rond-Point - Paris 

  • Le 20 janvier 2024 : Théâtre 71 - Scène nationale de Malakoff 

  • Le 20 février 2024 : Grand R - Scène nationale de la Roche-sur-Yon

  • Le 8 mars 2024 : CDN de Reims 

  • Du 21 au 31 mai 2024 : Théâtre du Rond-Point - Paris 

RÉSUMÉ

 

Un état de nos vies est un cheminement. Un éloge du détour, où, le temps d’un soir, on quittera la route pour le bas-côté, le temps de partager cet état de nos vies fragiles.

Un moment que je souhaite sans affirmations aucunes, des points de suspension plutôt qu’un point final. Dans ce spectacle, on ne se racontera pas d’histoires, du moins, pas d’histoires ayant un début ou une fin. On partagera des mots comme autant de paysages dont on réinventera l’horizon.

Dès mon premier roman, « une fièvre impossible à négocier », j’ai choisi de redéfinir des mots courants, de leur adjoindre une définition subjective, donc, politique.

Si le dictionnaire intègre chaque année de nouveaux mots, notre abécédaire intime est plus riche encore. Chacun des mots de notre vie, à la façon d’un vinyle, possède sa face A, officielle, et nous en créons les faces B : nos propres définitions mouvantes, intimes, colorées par le moment où on les a appris, la personne qui nous les a enseignés.

Si la mémoire s’étiole, les mots, eux, restent intacts, ils sont notre géographie du temps, des points de repère qui racontent à la fois notre histoire et celle de ceux qui nous entourent. Redéfinir les mots « fragile », « peur », « chien », « gauche » ou « sororité » est une façon de tendre un miroir, une feuille blanche. Un espace sur lequel, peut-être, après le spectacle, on pourra avoir envie de noter ses propres définitions.

Chacun de mes romans a donné naissance à un spectacle, à une lecture musicale. Ici, j’ai choisi d’inverser le mouvement : pour certains, les textes que je dirai sur scène ont été publiés dans des magazines, mais pour la plupart, ils sont inédits, extraits de mon journal ou de cahiers de travail.

Si l’acte d’écrire est pour moi un dialogue avec les lecteurs.rices, monter sur scène en est l’application.

Sur scène, à mes côtés, un musicien, Olivier Lambert, qui a créé toutes les bandes originales de mes précédentes lectures. Bien plus qu’une silhouette muette, il me lancera les mots à redéfinir, mots que je serais libre d’accepter ou de refuser, tandis qu’il en définira certains musicalement.

On demande souvent aux auteur.e.s si l’écriture peut « changer le monde », expression intimidante et proposition impossible ; il s’agit peut-être simplement de le continuer, ce monde, d’en poursuivre le récit, en dépit de tout ce qui s’y oppose. De le faire bifurquer, de l’infléchir, grâce aux mots, toujours, qui ont la grâce de nous appartenir, à chacun et à tous.

Lola Lafon

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