Invitations pour les membres de l'Académie

Le Firmament

de Lucy Kirkwood

mise en scène Chloé Dabert

Firmament ©Victor Tonelli_edited.jpg

Détaxes par carte Molière (tarifs en fonction des lieux accueillants) :

 

Du 28 septembre au 08 octobre 2022 (relâches les 2 et 5 octobre) : CENTQUATRE-PARIS
Du 14 au 20 octobre 2022 (relâches les 16 et 17 octobre) : Comédie – CDN de Reims

Du 09 au 19 novembre 2022 (relâche le 15 novembre) : Théâtre Gérard Philipe, centre dramatique national de Saint-Denis

Le 1er décembre 2022 : Parvis, Scène nationale de Tarbes

Les 10 et 11 janvier 2023 : Scène nationale du Sud-Aquitain, Bayonne

Les 25 et 26 janvier 2023 : Quai – Centre Dramatique National d’Angers Pays de la Loire

Les 02 et 03 février 2023 : Espace des Arts, Scène nationale de Chalon-sur-Saône

Les 08 et 09 février 2023 : Comédie de Caen – CDN de Normandie

Les 1er et 02 mars 2023 : Comédie de Valence – CDN Drôme-Ardèche

Les 22 et 23 mars 2023 : Comédie de Colmar – Centre dramatique national Grand Est Alsace

Présentation de la carte Molière obligatoire au retrait des places.

Dans la limite des places disponibles.

Réservation  : 07 78 87 03 83 ou par mail m.kermagoret@lacomediedereims.fr

RÉSUMÉ

Le Firmament est un drame se déroulant en 1759, en Angleterre.

Alors que tout le pays attend la comète de Halley, Sally Poppy, une jeune domestique dont la vie n’a été que pauvreté et corvées, est condamnée à la pendaison pour le meurtre particulièrement violent d’une fillette, enfant d’une puissante famille de notables d’une petite ville de province. Cette jeune femme qui rêvait d’une existence différente, a été reconnue coupable - avec son amant.

Quand elle prétend être enceinte, un jury de douze femmes est réuni : celles-ci sont alors exemptées de leurs tâches ménagères quotidiennes et convoquées au tribunal pour décider si l’accusée dit la vérité ou essaye d’échapper à sa mort en affirmant attendre un enfant, ce qui commuerait sa peine en exil. Selon la loi, même si l’enfant n’est pas encore né, il est considéré comme un être vivant qui ne peut être coupable du crime de sa mère.

Ce jury populaire est composé de femmes de la ville de conditions différentes : l’une s’inquiète de pouvoir rentrer à temps pour récolter des poireaux, une autre de ses bouffées de chaleur, une est stérile, une autre a eu 21 enfants, etc. Seule la sage-femme, Elizabeth Luke, est prête à défendre l’accusée, tout en savourant la rare opportunité pour des femmes d’avoir un pouvoir décisionnaire sur les événements dans un monde habituellement dicté par les hommes. Que faire alors de ce « pouvoir » dont on n’a pas l’habitude ? Le prendre, s’en remettre à d’autres, ou essayer de l’exercer selon ses critères personnels en essayant de prendre en compte une justice globale ?

Ensemble, alors qu’une foule s’insurge et réclame une sévère condamnation sous les fenêtres de ce tribunal à huis-clos, elles débattent et luttent, aux prises avec leur nouvelle autorité éphémère, sous le seul regard d’un huissier qui n’a ni le droit d’intervenir ni même de parler, tout en laissant émerger des récits de vie.

Entre anecdotes sans filtres et débats sur la politique de colonisation qui gagne le pays, avec humour et rage, se règlent des querelles de village et des conflits de classes dans une langue tant archaïque que contemporaine.

Crédit photographie visuel : ©Victor Tonelli