MOLIÈRE DU THÉÂTRE PUBLIC

Contes et légendes

de Joël Pommerat, mise en scène Joël Pommerat

 

Nanterre-Amandiers.

Electre des bas-fonds

de Simon Abkarian, mise en scène Simon Abkarian

 

Compagnie des 5 roues.

La mouche

d’après George Langelaan, mise en scène Valérie Lesort et Christian Hecq

Théâtre des Bouffes du Nord

La puce à l’oreille

de Georges Feydeau,  mise en scène Lilo Baur

Comédie-Française, Salle Richelieu.

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Résumé :

Contes et Légendes est une fiction documentaire d’anticipation sur la construction de soi à l’adolescence et le mythe de la créature artificielle. Joël Pommerat met en scène un monde légèrement futuriste dans lequel humains et robots sociaux cohabiteraient. A travers une constellation d’instants sensibles et drôles, Contes et Légendes donne à éprouver les ambiguïtés de ces différents modes d’existence et de vérité.

« Le point de départ de ce projet était l’enfance.
Et plus précisément l’enfance comme période de construction et de fabrication de soi.
Je ne sais plus comment est apparue l’idée d’une société futuriste dans laquelle des robots humanoïdes seraient intégrés à notre quotidien.
A quoi cette identité artificielle pouvait-elle me confronter et en quoi pouvait-elle éclairer le thème de l’enfance ?
Il ne s’agissait pas de travailler sur les dérives de l’intelligence artificielle ou de mettre en scène une énième révolte des machines. Ces thèmes sont estimables mais je cherchais plutôt à faire l’expérience de cette possible coprésence entre une humanité dite « naturelle » et une autre « reconstruite » ou artificielle.
Cette identité « artificiellement humaine » serait-elle si fondamentalement différente de celle « naturellement humaine » ?
En cohérence avec ces questionnements, j’ai eu envie d’adopter une forme fragmentaire et de proposer un ensemble de petits récits, où se croisent des enfants et des robots. »

Joël Pommerat – nov. 2019

Résumé :

Nous sommes dans le quartier le plus pauvre d’Argos. C’est le premier jour du printemps, on y célèbre la fête des morts, prostituées, serveuses, esclaves, les femmes se préparent pour le grand soir. Les meilleurs musiciens sont là. La fête va se refermer comme un piège sur Clytemnestre et son amant Egisthe. À force de prières, Électre a fait revenir le frère vengeur, Oreste.

Résumé :

Dans les années 60, au cœur d’un village, Robert vit avec sa maman Odette. La relation mère-fils est inquiétante et désopilante à la fois, un clin d’oeil à l’épisode « La soucoupe et le perroquet » de l’émission Strip-tease.

La cinquantaine, dégarni, bedonnant, Robert passe le plus clair de son temps enfermé dans le garage où il tente de mettre au point la machine à téléporter. On assiste au quotidien de ce drôle de couple, ponctué par des expériences de téléportations plus ou moins réussies.

Comme dans le film de Cronenberg, tiré lui-même de la nouvelle de George Langelaan, Robert va tenter de se téléporter, mais une mouche s’est glissée dans la machine, et l’apprenti scientifique va peu à peu se transformer en insecte géant. Ses transformations physiques et mentales ne seront pas sans rappeler celles de Gregor dans La Métamorphose de Kafka. Robert va se déshumaniser peu à peu pour devenir une bête capable de grimper au mur, poussée par une recherche insatiable de nourriture.

Travail corporel, effets spéciaux, esthétique du temps des prémices de l’informatique, La Mouche est un laboratoire d’expérimentations scéniques et visuelles, un extraordinaire terrain de jeu.

Résumé :

Pour sa cinquième mise en scène à la Comédie-Française, Lilo Baur se saisit de « La Puce à l’oreille », pièce rocambolesque de Feydeau qui n’y a pas été montée depuis 1978. Elle rassemble tous les ingrédients qui ont fait la réputation du maître du vaudeville : situations burlesques et quiproquos enchâssés auxquels il ajoute le thème du sosie et un imparable stratagème pour faire disparaître les couples adultères.

« La Puce à l’oreille » signe en 1907 le retour triomphal de Feydeau au vaudeville. D’une construction redoutable assortie d’une incroyable fantaisie, c’est « un feu d’artifice allumé au-dessus d’une fourmilière » comme le souligne la critique de l’époque qui s’emballe également pour l’adresse avec laquelle y est renouvelé le thème du sosie.

L’objet principal de la confusion à venir est un colis ouvert « par mégarde » par l’épouse de M. Chandebise : des bretelles envoyées depuis l’hôtel du Minet-Galant. Piquée, Raymonde se persuade qu’elle est trompée. Elle fait appel à son amie Lucienne pour rédiger une missive donnant rendez-vous à son époux dans ce même hôtel. Bien mal en a pris à la complice car la lettre écrite de sa main tombe dans celles de son propre mari, qui se pense à son tour outragé… Tous se retrouveront au Minet-Galant où le garçon de l’hôtel, Poche, est un sosie du mari de Raymonde. La Puce à l’oreille exploite plus que jamais d’ingénieuses ressources scéniques : un « escalier de secours » et surtout un stratagème pour faire disparaître à la moindre alerte les couples adultères.

En confiant à Lilo Baur cette pièce qui ne fût jouée pour la première fois qu’en 1978 à la Comédie-Française, sous la direction de Jean-Laurent Cochet, Éric Ruf offre à la Troupe une nouvelle occasion de faire valoir sa maîtrise de la mécanique propre au maître du vaudeville.
La metteuse en scène ne pouvait mieux rêver pour développer son univers et satisfaire son amour du jeu.

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