L'Association Les Molières communique
Beaucoup d'entre vous ne comprennent pas la situation pour le moins inhabituelle dans laquelle se trouve l'Association des Molières.
Voici les explications :
L'Association
LES MOLIERES se bat pour que perdure un palmarès qui a récompensé l'ensemble de la profession théâtrale depuis 26 ans.
Cette édition 2012 a été perturbée par la démission de 22 directeurs de théâtre privé.
A la suite de cette démission, les partenaires historiques de l'Association (l’Association pour le Soutien du Théâtre Privé, le Ministère de la Culture et de la Communication, France Télévisions et la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques) ont les uns après les autres mis comme condition à leur soutien financier une réconciliation entre "les dissidents" et l'Association.
Malgré de nombreuses tentatives, cette réconciliation n'a pu se faire.
(Le plus clair pour vous est de lire un peu plus loin ci-dessous
la chronologie des évènements.)
Toujours est-il que l'Association, réunie en assemblée générale le 5 avril 2012
a largement décidé de se battre pour faire exister le Palmarès 2012,
quitte à se passer de sa retransmission télévisuelle.
Il n'est pas question de priver toute une profession, et les quelques 1800 votants à l'édition des Molières 2012, d'un Palmarès mérité du fait d'une vingtaine de contestataires dont les motivations ne nous sont pas claires.
Chronologie des évènements
28 juin 2011, Assemblée Générale, élection pour le Conseil d’Administration.
Sont en balance Pedro Gomez, soutenu par le SNDTP (Syndicat National des Directeurs et Tourneurs du Théâtre Privé) et Marguerite Gourgue, élue avec une majorité confortable.
1er juillet, à la suite de cette élection et du refus des nouveaux statuts, Pierre Lescure considérant avoir été désavoué par l’Assemblée Générale démissionne, suivi de 12 membres du Conseil d’Administration dont les 6 représentants du secteur subventionné.
13 juillet, Myriam Feune de Colombi, vice-présidente du théâtre Privé devient présidente par intérim et réunit les 6 membres restant au Conseil d’Administration. Après constat de leur légitimité, ils élisent un bureau et confirment Myriam Feune de Colombi à la présidence.
Au cours des réunions suivantes, le Conseil d’Administration propose, dans un esprit d’ouverture, son élargissement par cooptation, confirmé à l’Assemblée Générale du 16 novembre, et il instaure le vote aux deux tours pour tous les membres de l’Association.
29 novembre, lettre ouverte d’une vingtaine de directeurs de théâtre privé faisant sécession et signifiant leur refus de participer à l’édition 2012. Contre toute attente, ils mettent en cause, sans fondement, la légitimité de la gouvernance et du fonctionnement de l’association et contestent une manifestation dont ils ont été les artisans et dont ils portent toujours la paternité.
1er décembre, le Ministre propose de les recevoir. Ils déclinent « courtoisement mais fermement » cette invitation : « il est vain d’espérer que la perspective d’une rencontre avec le Ministre de la Culture soit de nature à changer notre détermination. Il existe des sujets beaucoup plus importants pour le théâtre dont le Ministre serait bien avisé de se préoccuper ».
20 décembre, Myriam Feune de Colombi leur propose par écrit, dans un esprit de compréhension réciproque et de conciliation, de trouver des solutions pour sortir de cette situation.
23 décembre, pour toute réponse, l’ASTP (Association pour le Soutien du Théâtre Privé) fait savoir qu’elle n’apportera pas son soutien financier annuel de 50.000€, indispensable à la vie de l’Association.
Monsieur Rémy Pflimlin, Président du groupe France Télévisions, indique qu’il ne peut assurer la diffusion de la cérémonie prévue le 2 avril aussi longtemps que persiste ce désaccord.
10 janvier, Bernard Murat, Président du SNDTP, appelé au dialogue par Myriam Feune de Colombi, renonce à prendre parti, estimant qu’il n’est pas en capacité d’obliger les théâtres, indépendants sur cette question.
20 janvier, l’Association demande à l’Académie des Molières de lui manifester son approbation et sa confiance. 800 lettres en faveur de la retransmission télévisée de la cérémonie sur France 2 sont adressées à Monsieur Pflimlin dont plus d’une centaine de comédiens renommés ont signé un manifeste sur le même thème, adressé à la presse.
30 janvier, Rémy Pflimlin estime que les conditions ne sont toujours pas réunies pour confirmer la retransmission de l’émission.
Courant février, de nombreux et différents courriers virulents, allant jusqu’aux attaques personnelles, parviennent à l’Association qui ne répond pas pour éviter d’aggraver la polémique.
21 février, à la grande satisfaction de la profession, le matériel de vote du 1er Tour est adressé aux membres des deux jurys sans mentionner les théâtres dissidents.
27 février, une mission de médiation est confiée par le Ministre de la Culture à Jean de Saint Guilhem, inspecteur général de l'administration de l'Education nationale et de la Recherche, qui doit proposer une solution sous quinze jours.
1er mars, Rémy Pflimlin propose la date du 13 mai pour la cérémonie.
6 mars, en cours de conciliation, l’Association est assignée en référé, pour vice de forme*,
* Contravention à l’article 7 du règlement d’attribution des Molières stipulant l’inscription sur le site de la composition des jurys privé et public, et notamment des nouveaux membres de l’association.
par les directeurs dissidents, en vue d’une suspension du vote initié.
12 mars, attente du résultat de la conciliation et d’une décision de voter à nouveau en vue d’une cérémonie le 13 mai.
5 avril, assemblée générale durant laquelle à la quasi unanimité les membres de l'Association réitèrent leur confiance au bureau actuel pour mener à bien le vote et la proclamation du Palmarès 2012, en décidant d'ouvrir une souscription pour soutenir financièrement l'Association.
12 avril, réception d'une lettre de la Direction du Spectacle vivant - Ministère de la Culture proposant un comité transitoire, mais sans les membres actuels du bureau de l'Association, pour une cérémonie et un Palmarès 2013, en escamotant 2012, ce que l'Association refuse.